Les hautes mers — ces eaux internationales qui couvrent plus des deux tiers de la surface des océans, désormais sous protection juridique. Photo d'illustration. Source : Picsum / placeholder.
En bref
60 États ratificateurs ont permis l'entrée en vigueur du traité BBNJ le 17 janvier 2026.
Objectif : 30 % des océans sous protection d'ici 2030.
Première conférence des parties avant fin 2026.
Le Traité de haute mer est entré en vigueur le 17 janvier
Le 17 janvier 2026, un accord des Nations Unies sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales — connu sous l'acronyme BBNJ — est entré en vigueur après vingt années de négociations. Soixante États ont ratifié ce texte, dont le Maroc en dernier, en septembre 2025. Il s'applique désormais aux deux tiers des surfaces océaniques : ces "hautes mers" qui n'appartiennent à aucun pays et n'étaient jusqu'ici protégées par aucun cadre juridique contraignant.
Ce traité change concrètement ce qu'il est possible de faire en eaux internationales. Pour la première fois, des zones marines protégées pourront être désignées dans ces espaces sans frontières. Les activités industrielles — pêche en eaux profondes, exploitation minière des fonds marins, trafic maritime dense — devront faire l'objet d'évaluations d'impact environnemental avant d'être autorisées.
La première conférence des parties doit se tenir avant la fin 2026. Elle commencera à désigner concrètement les premières zones protégées et à fixer les mécanismes de surveillance. L'ambition est d'atteindre 30 % des océans sous protection d'ici 2030 — un objectif qui paraissait inatteignable sans ce texte. Il l'est encore peut-être. Mais il est désormais ancré dans le droit.